Un des besoins primaires de l’être humain est évidemment de se nourrir. Ma première quête a donc été de tester les restaurants à Tartu. Avec un rapport qualité/prix très avantageux, certains restaurants proposent des déjeuners à moins de 3€. Cependant, étant donné la taille de la ville, on a vite fait le tour de la quinzaine de restaurants présents. L’offre reste néanmoins variée avec 4 ou 5 restaurants de cuisines différentes et dignes d’intérêt.
La seconde étape naturelle est de passer derrière la cuisine. C’est ici que les ennuis commencent. La grande majorité des plats estoniens est faite à base de porc. Quasiment idolâtré, une statue à son effigie trône à l’entrée du marché principal. Le marché de la viande se résume à 80% de porc et 20% de poulet. Mais le nomade ne perd pas espoir. Après un mois de recherche intensive, j’ai trouvé à Tartu la seule bouchère qui vend du bon bœuf. Par bon bœuf j’entends les parties nobles et non du bœuf haché. La bouchère est présente dans le marché (celui avec la statue de porc) de 7h30 à 10h du matin. Vous avez dit agneau? veau? mouton? lapin? dinde? canard? Ne rêvez pas trop, c’est déjà bien de trouver du bœuf dans le coin.
Ceci dit, plusieurs poissons frais sont disponibles ainsi que certains légumes. A ce propos, en vous promenant la nuit dans Tartu vous pourrez admirez un phénomène lumineux intéressant sortie tout droit des films de science-fiction. Il s’agit en fait de l’éclairage nocturne d’un champ de concombre. Pour ce qui est des fruits, il faut attendre le printemps et l’été pour voir fleurir sur les étalages toutes sortes de fruits des bois. En hiver les fruits importés font fois. Pommes, oranges et bananes sont les grands classiques.